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Construire autrement Les classes se sont levées : se rassoiront-elles les mains vides?Construire autrement by ~Elfiane
la peau de tous
à feu et à sang
nous
dérivons
dévirons
nous dévivons
la façon qu'on nous l'a apprise
nus
nous
sommes
en construction
de notre parole
de nos idéaux
de nos valeurs
de notre société
les citoyens qui se lèvent en nous ne se rassoiront jamais


Les endormis Dors, dors ma rapiéçure d'âme, mon petit motif d'idéaux, dors pendant que j'irai suer les cennes du savoir. Dors mon petit morceau de pavé, quand je rêve, je te bave aux lèvres. Dors, petit peuple mal amanché, dors petit payeur mal assuré, ton avenir couvre-t-il les intérêts? Dors contre tous, tous pour personne, dors petit soi endimanché dans une veste pare-dette. Dors, gouverne, mens, petit miroir qui ne reflète rien. Dors, dors pour ne rien voir. Ici, les massacres ont lieu en pleine lumière.Les endormis by ~Elfiane


La sauvageonne Je suis une sauvageonne précipitée dans une aventure qui me dépasse. Une guerre se prépare. Je le vois lorsque je traverse un pont et que j'aperçois les soldats des Dieux se préparer. Ils sont gigantesques, les pieds dans le fleuve. Certains sont montés sur d'énormes chevaux à la peau étrange, bleue poudre et presque amphibienne. J'arrive de l'autre côté du pont. Il y a le chien gardien, mince et svelte, à la fois menaçant et gentil. Il ne faut pas l'approcher. Je me risque ; il gronde, puis fait le tour de moi comme s'il me jaugeait. Nous devons attendre le sauveur, la pi&La sauvageonne by ~Elfiane




Down by the rails Down by the Rails
Evie raised her hand to her eyebrows as to cover the gleam from the rectangular screen reflected on the stained glass.
Her dry lips curled up slowly as she tried to pace the echoing pain of her incoming headache as she ran her tongue on her dry teeth, she wondered how it would truly feel to walk out, to simply exit at the next stop and watch the metro disappear in the tunnel without even a sigh. Why would she sigh? She would only be escaping this culmulatingly incomfortable situation. The pain could elude her, attack someone else, grab on to another coat in another station, perhaps, a station which wasn't already




La musique au coeur Dans un immense bureau à la lumière tamisée, un homme richement vêtu se repose, les yeux fermés. Renversé dans son fauteuil, la tête pressée contre le dossier moelleux du meuble hors de prix, il écoute les harmonies lancinantes de la musique rebondir contre les innombrables étagères qui tapissent les murs. Des milliers d'ouvrages en tous genres remplissent la pièce, la baignant d'une odeur de parchemin et atténuant le son déjà très doux du piano. Le Clair de lune touche à sa fin, laissant l'air ambiant humide d'une nostalgie palpable. L'homme ouvre les yeux


Scenario en cours d'ecriture Je te vois. Vite, réduisez la cadence de la caméra, augmentez l'éclairage et poussez les ventilateurs à fond. Tu souris dans ma direction et me salues. Gros plan sur ton visage radieux. Ralenti qui met en valeur la grâce de tes mouvements, cheveux qui volent au vent et flou qui te rend seule au milieu de tous. Un ange de lumière. Je ne sais pas si tu le sais, mais je ferais tout pour toi. Je ne suis peut-être qu'un figurant pour toi, mais tu es mon héroïne, ma protagoniste. Je brûlerais la description de mon rôle si tu me le demandais et je me réécrirais sans défauts. Je mo


The Clockwork Hourglass There exists a device that emits a ticking that you would not hear.
A ticking, simple and clear, that would throw you of balance.
The device itself is not a monster; what surprises the eye is its making.
This fragile lady is dressed in fine silver sheets,
As much of an adornment than it is armour, pale and stylish.
She has a skin made of glass, so clear and pure,
That you'd lose your head if you think it's yours.
Her shape looks like the hourglass she is,
Her waist is so fine that only the smallest of thing,
A little grain of sand, can go from top to bottom.
In that much perfection lies a trap,
Which takes the form of her waist,
I



Voir J'ai vu ce que je m'apprêtais à faire il y a quelques années. J'ai vu cette violence, j'ai vu ce geste, j'ai vu ce sang écarlate, cette chair lacérée, cette haine de la vie, l'envie de cette mort. J'ai pu voir la détresse d'une âme martyrisée.
Je ne juge pas cette personne. Je ne suis pas choqué. J'ai connu cette haine, ce besoin d'en finir, de fuir vers quelque chose d'autre. Aujourd'hui je ne regrette pas mon choix. J'ai choisi de me battre. J'ai choisi d'aider et de servir. De protéger les êtres qui me sont chers. Ne jamais revenir en arrière.
Tu t'es ouverte, le sang à

